Incluse ou inclue dans vos courriers pros : ne plus faire de faute

16 février 2026

« Incluse » ou « inclue » ? Derrière ce doute apparemment anodin se cache l’un des pièges les plus persistants de la langue française, même dans les bureaux où la rigueur est de mise.

Les subtilités du participe passé du verbe « inclure » continuent de semer le trouble jusque dans les échanges les plus formels. La tentation d’écrire « inclue » surgit souvent, alors que « incluse » s’impose uniquement en accord avec un nom féminin. Malgré ces règles précises, les erreurs s’invitent dans les courriers et les mails, infusant parfois jusqu’aux supports officiels signés par des professionnels aguerris.

Il faut reconnaître que certaines règles grammaticales semblent presque jouer contre nous. Même les plus expérimentés vacillent devant ces accords retors, preuve que la vigilance s’impose à tous les niveaux de la communication écrite.

Pourquoi « incluse » et non « inclue » ? Les pièges classiques dans les e-mails pros

La langue française multiplie les subtilités, particulièrement lorsqu’il s’agit d’accorder les participes passés issus du troisième groupe. Le verbe « inclure » l’illustre à merveille. Dans le quotidien professionnel, le dilemme entre « incluse » et « inclue » se répète, parfois même dans des documents sensibles. Pourtant, la règle tranche sans détour : masculin, c’est « inclus », féminin, c’est « incluse ». Jamais « inclue », sous peine de laisser transparaître une maladresse qui saute immédiatement aux yeux des lecteurs avertis.

Ce réflexe fautif vient souvent d’une comparaison trompeuse avec d’autres verbes du même groupe. On pense à « conclure » ou « exclure », qui acceptent « conclue » et « exclue » au féminin. Mais « inclure » fait bande à part. Grevisse, la référence en grammaire, le souligne : cette particularité s’enracine dans l’histoire du mot, et Bruno Dewaele, grammairien reconnu, rappelle que le -s de « inclus » tient à une survivance latine.

Dans la pratique, l’erreur surgit fréquemment dans des formules toutes faites, comme « veuillez trouver la facture inclue » ou « pièce inclue ». Pourtant, seule la forme « incluse » se révèle correcte pour le féminin. Quant à « inclu », oubliez-le : cette version n’existe pas en français standard.

Voici comment distinguer chaque forme, pour ne plus trébucher sur ces accords :

  • Incluse : participe passé féminin de « inclure », par exemple : « la lettre incluse dans l’enveloppe ».
  • Inclus : utilisé au masculin, singulier ou pluriel, exemple : « les documents inclus ».
  • Inclue : forme erronée, à proscrire de toute correspondance professionnelle.

Le Projet Voltaire propose d’ailleurs des ressources détaillées pour ancrer durablement cette règle. Un accord mal maîtrisé, même discret, peut miner la crédibilité d’un message ou laisser planer une impression de négligence.

Homme travaillant sur son ordinateur avec vue sur la ville

Des astuces concrètes pour écrire sans hésiter dans vos courriers professionnels

La rédaction d’un mail professionnel laisse peu de place à l’à-peu-près. Pour éviter que le « inclue » fautif ne s’invite dans vos phrases, certains réflexes font la différence. Premier point : gardez en tête que « inclure » ne se comporte pas comme « conclure » ou « exclure ». On écrit « lettre incluse », mais « décision conclue » ; la distinction est ancienne et la règle, désormais, ne se discute pas.

Pour renforcer la fiabilité de vos messages, appuyez-vous sur des outils de correction. Des solutions comme MerciApp détectent en temps réel les fautes d’orthographe dans vos mails professionnels. Leur usage lors de l’envoi de pièces jointes ou de candidatures limite les erreurs dans les formules de politesse et renforce la confiance de vos interlocuteurs.

Autre solution : varier le vocabulaire. Si le doute persiste, misez sur un synonyme. « Incluse » peut parfois céder la place à « comprise » ou « intégrée », ce qui clarifie le propos et simplifie la phrase. Si la formule « ci-inclus » s’impose, adaptez l’accord : « Veuillez trouver ci-inclus la facture » (invariable après le nom), mais « la facture ci-incluse » (accord avec le nom).

Pour résumer les bons réflexes à adopter, gardez en tête ces éléments :

  • Incluse : toujours au féminin pour désigner une pièce jointe ou une lettre.
  • Ci-inclus : l’accord dépend de sa place dans la phrase, soyez attentif à la construction.
  • Correcteur orthographique : un atout pour sécuriser chaque mail professionnel.

La précision orthographique n’a rien d’accessoire en entreprise. Elle signe le sérieux et la rigueur, deux vertus qui font la différence dans le flot quotidien des échanges professionnels. Prendre le temps de vérifier, c’est affirmer son exigence jusque dans le moindre détail. La prochaine fois que la formule vous arrête, il y a fort à parier que votre message portera, lui, la marque d’un sans-faute.

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